Centre Culturel et Sportif de l'Amphithéâtre
Bd du 122° R.I.
12000 Rodez
 
 
 
 

Aïkido Rodez


Historique du dojo de Rodez

Yves Longan ou la passion d’un prof..

Joueur de rugby depuis son enfance et après quelques années de judo, puis de karaté, en proie à de nombreux questionnements existentiels, assoiffé de savoirs, Yves découvre l’Aïkido en 1979 lors du stage d’été de Maître Tamura à Villefranche de Rouergue.

Immédiatement séduit, il s’inscrit au dojo de Villefranche, alors dirigé par Maître Geniez. Il parcourt 2 fois par semaine le trajet depuis Rodez. Il se souvient encore de sa première licence sous l’égide de la FFDJA.

 

1981

Il apprend qu’un élève de Maître Tamura habite près de Rodez. De cette rencontre avec Maurice Batbare va naître la création du dojo de Rodez.

Quelques tatamis sont prêtés par le dojo Villefranchois et les cours dispensés par Maurice Batbare débutent en 1981 dans le gymnase du CEDEC, à Rodez.

Maître Tamura vient de quitter avec certains de ses élèves dont Alain Peyrache la FFJDA pour créer le FFLAB (Fédération Française Libre d’Aïkido Budo). En 1984, ce groupement devient FFAB (Fédération Française d’Aïkido Budo) perte du L de liberté puisque dépendante des pouvoirs publics.

La pratique dans un gymnase non chauffé où il faut monter et démonter les tatamis à chaque cours requiert une solide motivation. Les élèves sont peu nombreux mais l’ambiance chaleureuse et l’exercice intensif. Yves « s’imprègne » de philosophie Orientale et nous avoue qu’il apprendra beaucoup pendant cette période auprès de son professeur Maurice Batbare.

Deux années s’écoulent quand Daniel Blanchet, professeur de karaté propose de partager son dojo situé dans le quartier de Gourgan. La pratique devient plus confortable, une vingtaine d’élèves suivent régulièrement les cours, un cours enfant est proposé et Yves s’initie également au IAIDO.

Il suit régulièrement les stages de week-ends et d’été (La colle sur Loup, Lesneven ou St Mandrier) de Maître Tamura, et participe assidûment à l’école des cadres de la ligue Midi-pyrénées, animée par différents techniciens et ueshideshis de M° Tamura (A.Peyrache, VDB, C.Pellerin, Fontaine, Bonnemaison, Benedetti, Tiki Shewan, etc..).Il participe parfois à quelques stages d’experts japonais (M° Yamada, Sugano, Kanaï, Suga, Suganuma,..)

« Epique époque », dit-il aujourd’hui et déjà le constat des dérives de la discipline qu’il a choisie pour son esprit traditionnel. La course aux »jeux de rôle », aux opportunismes, à la performance ‘‘sportive’’, au pouvoir.., etc... Bref, la coupe est pleine, Yves a déjà quitté la FFAB…

« L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit ».

Aristote

 

En 1991, la municipalité Ruthénoise construit le Centre Culturel et Sportif de l’Amphithéâtre, un dojo flambant neuf, dévolu à l’Aïkido et au karaté voit le jour. Yves obtient le diplôme d’état et entreprend la formation au 2°degré.

Années 1992-1997

Yves se présente au grade de 3° dan. Il garde encore le souvenir du triste spectacle offert par les membres du jury des deux fédérations réunies.

Maurice Batbare quitte définitivement le dojo et Yves prend le relais en tant que responsable. Le dojo rejoint alors l’E.P.A., école européenne d’Aïkido fondée par Alain Peyrache. Certains élèves dont André Laumond préfère rester à la FFAB et crée leur dojo.

Alain Peyrache, qu’il connaît déjà pour avoir effectué de nombreux stages, représente à ses yeux le maître qui transmet le plus fidèlement l’esprit de l’Aïkido traditionnel, sa philosophie, sa pratique. La rigueur des techniques, le profond respect des principes de l’aïkido dans la simplicité et l’efficacité, une pédagogie appropriée et une parfaite connaissance de la culture orientale captivent Yves.

Yves poursuivra dorénavant sa route d’Aïkidoka auprès de lui.

Les effectifs sont chaque année en constante augment-ation, de nombreux élèves sont formés et vont à leur tour progressivement ouvrir leur dojo dans la proche banlieue ruthénoise.

Trente années d’expériences et encore étonné de s’être accroché avec tant de persévérance à la muraille… La vie continue avec son lot de bonheur mais aussi de trahisons. Yves n’est pas homme à se laisser abattre. Avancer, chercher inlassablement..

« sept fois à terre, huit fois debout », question de souffle, de persévérance..

« Je ne suis sûr que de l’incertain, dit-il », et il ajoute que l’Aïkido ne suffit pas à casser la glace dans les cerveaux. Il ne change pas l’âme de certains individus.. »

Ce n’est pas la panacée mais une merveilleuse activité humaine, un acte entier à expérimenter par soi-même pour élever son niveau de conscience, développer son être et s’harmoniser avec soi et les autres. Encore, faut-il en comprendre les fondements.

Il ne s'attribue aucun mérite particulier, tous les jours, il cherche, doute parfois, apprend et essaie avec ses moyens de donner un peu d'harmonie, de résistance, d'intelligence et d'enthousiasme au coeur du quotidien. Eviter de parler mais plutôt dire, prouver plutôt que critiquer

Juste un travail d'artisan, aimer ce que l'on fait, le faire partager.

Peut-être, pour que germe un peu de lumière dans la confusion et le brouhaha ambiant.

En 2001, Vincent Garric ouvre son dojo à Onet après une dizaine d'années de pratique assidue au dojo de Rodez. Jean François Mégret également pratiquant à l'aïkido Rodez l'accompagne et tous les deux deviennent élèves directs d'Alain Peyrache.

Yves Roger ouvre quant à lui son dojo à Marcillac comme Alfred Rivero à La Primaube, celui-ci choisit alors de devenir élève d'André Bouillon, professeur à Montpellier.

 

« Soyez doux avec vous-même.

Vous êtes un enfant de l'univers.

Pas moins que les arbres et les étoiles;

vous avez le droit d'être ici.

Et que vous soyez clair ou non,

l'univers se déroule sans doute comme il le devrait,

et quels que soient vos travaux et vos rêves,

gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés,

le monde est pourtant beau.

Prenez attention

Tâchez d'être heureux.. »

Un extrait d'un texte trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692

Auteur inconnu